IOM, December 18, International Migrants Day
(en français ici)
Reconnaître et faire admettre les avantages de la migration: tel est le message de l’OIM à l’occasion de la Journée internationale des migrants
GENEVE, le 18 décembre 2010 – Il faut que les gouvernements prennent conscience des avantages de la migration et qu’ils défendent cette réalité auprès du grand public, déclare l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) à l’occasion de la Journée internationale des migrants.
Bien trop souvent, la contribution positive des migrants à la société est remise en cause par des mesures à courte vue prises par de nombreux gouvernements, qui présentent ce groupe de population comme un fardeau pour des économies convalescentes ou les systèmes de protection sociale.
Pourtant, les éléments attestant l’apport des migrants sont légion. Une étude publiée il y a quelques mois par l’University College de Londres fait apparaître que les nouveaux arrivants originaires d’Europe orientale payaient 37 % de plus d’impôts qu’ils ne recevaient de prestations et d’aides des services publics en 2008-2009. Un nombre bien plus important encore de migrants fournissaient des services publics essentiels en qualité de médecins, d’infirmiers ou d’agents d’entretien pour le Service national de santé. D’autres travaux de recherche ont récemment mis en lumière les incidences positives de l’esprit d’entreprise des communautés d’immigrants sur l’économie britannique.
Aux Etats-Unis, le Conseil des conseillers économiques du Président estime à 37 milliards de dollars les gains tirés de la participation des immigrés à l’économie américaine. Parmi les hommes et femmes d’affaires établis à leur compte aux Etats-Unis, plus d’une personne sur dix a le statut d’immigré.
« Malgré les données de fait, peu de questions suscitent toujours des réactions aussi vives que la migration. Dans les hémicycles parlementaires ou les rues des grandes villes, ou encore lors de discussions à table, des débats enflammés tournent autour de l’impact des migrants sur l’identité nationale, la sécurité, l’emploi, la santé et les systèmes de protection sociale – tout ce qui constitue la trame d’une société », déclare le Directeur général de l’OIM, William Lacy Swing. « Malheureusement, ces discussions reposent très souvent sur des émotions et des fictions, et sont sans rapport avec la réalité sociale et économique. Aujourd’hui comme demain, la migration sera déterminée par des facteurs économiques, sociaux et démographiques d’envergure mondiale qu’il n’est plus possible d’ignorer ».
Selon le dernier rapport de l’OIM Etat de la migration dans le monde, il pourrait y avoir 405 millions de migrants internationaux en 2050 si le nombre de migrants continue de croître au même rythme que ces vingt dernières années.
Cette forte hausse sera due, entre autres, à une diminution de la population dans tous les pays industrialisés, estimée à près de 25 % en 2050. Cette évolution augmentera considérablement la demande de travailleurs migrants, tandis que dans les pays en développement, la population active passera à 3,6 milliards de personnes en 2040, contre 2,4 milliards en 2005.
De nombreux pays auront besoin de travailleurs migrants à tous les niveaux de qualification pour répondre aux besoins de connaissances et d’innovation, et pourvoir des emplois que les nationaux ne peuvent ou ne veulent occuper, notamment dans le secteur des soins de santé et des soins à la personne (enfants et personnes âgées), dans les services publics et l’industrie des services, ainsi que dans l’agriculture et la construction.
Selon des estimations de la Banque mondiale, si les pays dont la population est décroissante autorisaient une augmentation de 3 % seulement de leur main-d’œuvre en admettant 14 millions de travailleurs migrants supplémentaires entre 2001 et 2025, le monde serait plus riche de 356 milliards de dollars par an – qui, en majorité, profiteraient aux pays en développement.
«Ce n’est pas seulement d’économie dont il est question ici. Ces chiffres doivent également être situés dans un contexte humain, car la croissance économique est synonyme de développement humain et social et de sécurité », explique William Lacy Swing. « Dans de nombreuses régions du monde, les fonds rapatriés par les migrants ont déjà largement contribué à arracher des communautés à la misère, à mettre du pain sur la table, à donner un toit à des familles et une éducation à des enfants. Tout cela est porteur d’un avenir meilleur pour eux et aussi, par ricochet, pour le reste du monde ».
La migration est un phénomène durable qui contraint les gouvernements à choisir, pour le gérer, entre un scénario d’«ouverture » et une politique de «repli».
La politique de « repli » consiste à maintenir un statu quo fondé sur les stéréotypes, la peur et l’opportunisme politique. Elle est caractérisée par des restrictions à l’immigration et par un dialogue indigent sur la migration à l’échelle nationale, régionale et internationale.
En revanche, un scénario d’ « ouverture » contribuerait à faire admettre que la migration fait partie intégrante de l’économie mondiale et que c’est grâce à l’apport des migrants que la crise économique actuelle pourra être pleinement surmontée. Il consisterait à mettre en œuvre des politiques mieux adaptées pour répondre à la demande croissante de migration de main-d’œuvre, protéger les droits des migrants, favoriser un dialogue régulier entre pays d’origine et de destination, et souligner la contribution économique et sociale des migrants dans les pays d’origine et d’accueil.
« La difficulté consiste à trouver des solutions humaines et équitables permettant de concilier le désir des gens de migrer avec la souveraineté nationale des Etats en matière de mouvements de populations. Il est indispensable de coopérer, non seulement pour garantir le respect des droits des migrants, mais aussi pour s’assurer que ceux-ci respectent la culture et les lois des pays d’accueil », conclut William Lacy Swing.
(en español aquí)
La OIM, al conmemorar el Día Internacional del Migrante, señala que hay que reconocer los beneficios que trae consigo la migración y dar a conocer esa visión
La OIM, al conmemorar el Día Internacional del Migrante, señala que hay que reconocer los beneficios que trae consigo la migración y dar a conocer esa visión
GINEBRA – 18 de diciembre de 2010 – La Organización Internacional para las Migraciones (OIM), al conmemorar el Día Internacional del Migrante, manifiesta que los gobiernos tienen que abrir los ojos para ver los beneficios que trae consigo la migración y dar a conocer esta visión a la opinión pública amplia.
Con frecuencia, se pone en tela de juicio las contribuciones positivas que hacen los migrantes a la sociedad al tiempo que muchos gobiernos adoptan actitudes poco visionarias de cara a los migrantes, tachándoles de carga para las economías convalecientes o acusándoles de socavar el estado de bienestar social.
Ello no obstante, abundan pruebas de las contribuciones que hacen los migrantes. Un estudio publicado durante este año por el University College London (UCL) demostró que, entre 2008 y 2009, los recién llegados de Europa Oriental pagaron un 37% más en impuestos que las prestaciones y servicios públicos de que se beneficiaron. También, fueron muchos los migrantes que ayudaron a prestar servicios públicos críticos en calidad de médicos, enfermeras o limpiadores en el Servicio Nacional de Salud. Otro reciente estudio puso de relieve las repercusiones empresariales positivas que tienen las comunidades de inmigrantes en la economía británica.
En los Estados Unidos, los americanos se benefician de alrededor de 37.000 millones de dólares EE.UU. resultantes de la participación de los inmigrantes en la economía estadounidense, según señala el Presidente del Consejo de Asesores Económicos. Uno de cada diez o más empresarios autoempleados en los Estados Unidos es un inmigrante.
En este contexto, el Director General de la OIM señala que: “A pesar de los hechos, pocas cuestiones propician una reacción tan notable como la migración. Desde las salas de los parlamentos, pasando por las calles de la ciudad hasta las deliberaciones en torno a una mesa a la hora de la comida, hay acalorados debates sobre las repercusiones que tienen los migrantes en la identidad, seguridad, empleo, salud y sistemas de bienestar social nacionales —todos estos componentes del tejido social.” Y añade: “Lamentablemente, muchas de estas conversaciones se basan en emociones y mitos y no en la realidad socioeconómica. Ahora y en el futuro, la migración dependerá de las tendencias económicas, sociales y demográficas mundiales que ya no pueden menospreciarse.”
De acuerdo con el reciente Informe sobre las Migraciones en el Mundo, si la migración sigue aumentando al ritmo que lo hiciera durante los últimos 20 años, los migrantes internacionales podrían ascender a 405 millones en 2050.
Una de las razones de este raudo aumento será la disminución de la población en los países del mundo industrializado, que registrará una baja de aproximadamente el 25% hasta 2050. Ello acrecentará considerablemente la demanda de trabajadores migrantes en una época en que la fuerza laboral de los países en desarrollo pasará de los 2.400 millones registrados en 2005 a los 3.600 millones previstos en 2040.
En muchos países, en los ámbitos del saber y la innovación así como de los empleos que los nacionales no puedan o no deseen llevar a cabo, se requerirá trabajadores migrantes de toda la gama de competencias. Ello comprende la atención de la salud, el cuidado de niños y ancianos, los servicios públicos, los servicios industriales así como los empleos en el sector agrícola y de construcción.
El Banco Mundial estima que si los países con poblaciones en declive permitieran que su fuerza laboral aumentase tan sólo en un 3% — al autorizar el ingreso de unos 14 millones de trabajadores migrantes adicionales entre 2001 y 2025 — el mundo registraría mejoras por 356.000 millones de dólares EE.UU. al año, que en su mayoría serían enviados a los países en desarrollo.
Habida cuenta de lo antedicho, el Sr. Swing explica: “Estas cifras no son simples datos económicos, también deben considerarse en el contexto humano. El crecimiento económico equivale al desarrollo humano y social y a la seguridad. En muchas partes del mundo las remesas de los migrantes ya han contribuido a sacar a comunidades de la extrema pobreza, a poner alimentos en la mesa, a conferir a las familias un hogar y a brindar a los niños una educación. Todas estas cosas significan un futuro mejor para ellos y, por consiguiente, para el resto del mundo.”
La migración es un hecho y lo seguirá siendo, por ello, los gobiernos tienen que escoger entre optar por una visión “vanguardista” o “retrógrada” para encauzar la migración.
El escenario de la visión “retrógrada” es el estatus quo basado en estereotipos, temores y políticas expeditas de corta vigencia. Además, se caracteriza por políticas migratorias restrictivas y un diálogo sobre la migración insuficiente, tanto a escala nacional, como a escala regional e internacional.
Al otro extremo del abanico político está la visión “vanguardista” que acrecentaría el reconocimiento de que la migración forma parte integrante de la economía mundial y de que los migrantes son constituyentes vitales para recuperase plenamente de la actual crisis económica. En este contexto, se implementarían políticas para satisfacer las crecientes demandas de mano de obra; proteger los derechos de los migrantes; promover el diálogo regular entre países de origen y de destino; y poner de relieve la contribución económica y social que hacen los migrantes tanto en los países de origen como de acogida.
Para concluir, el Sr. Swing declara: “El reto está en encontrar soluciones humanas y equitativas que reconcilien el deseo de los pueblos de emigrar con la soberanía nacional de los Estados en lo referente a los movimientos de población. La cooperación no sólo es fundamental para velar por que se respeten los derechos de los migrantes, sino también para que los migrantes respeten la cultura y las leyes de los países de acogida.”
Governments need to open their eyes to the benefits of migration and share that vision with the public at large, says the International Organization for Migration (IOM) as it marks International Migrants Day.
All too often now, the positive contributions migrants make to society are being called into question as many governments adopt short-sighted attitudes, presenting them as a burden to convalescing economies or a drain on the welfare state.
Yet, evidence of migrants’ contributions abound. A study published earlier this year by University College London showed that newcomers from Eastern Europe paid 37 per cent more in taxes than they received in benefits and from public services in 2008-09. Many more migrants helped to provide critical public services as doctors, nurses or cleaners in the National Health Service. Another recent piece of research highlighted the positive entrepreneurial impact immigrant communities have on the British economy.
In the United States, native-born Americans gain an estimated $ 37 billion a year from immigrants’ participation in the US economy, according to the President’s Council of Economic Advisers. More than one in 10 self-employed business people in the U.S is an immigrant.
“Despite the evidence, few issues still elicit stronger reaction than that of migration. From the floors of parliaments to city streets to discussions around dinner tables, there are heated debates about migrants’ impact on national identity, security, employment, health and social welfare systems – all those things that make up the fabric of a society,” says IOM Director General William Lacy Swing. “Unfortunately, many of these discussions are based on emotions and myths and not on social and economic reality. Migration now and in the future will be driven by global economic, social and demographic trends that can no longer be ignored.”
According to IOM’s recently launched World Migration Report, international migrants could number 405 million by 2050 if migration continues to grow at the same pace as during the last 20 years.
One of the reasons for this steep rise will be the population decline in the world’s industrialized countries, an expected drop of nearly 25 percent by 2050. This will significantly increase the demand for migrant workers at a time when the labour force in developing countries will increase from 2.4 billion in 2005 to 3.6 billion in 2040.
In many countries, migrant workers at all skills levels will be needed for knowledge and innovation as well as for jobs that nationals cannot or do not want to fill. These include health care, looking after children and the elderly, public services, the service industry as well as agriculture and construction.
The World Bank estimates that if countries with declining populations allowed their workforce to grow by only 3 percent by letting in an extra 14 million migrant workers between 2001-2025, the world would be $356 billion a year better off — with the majority of these funds flowing to developing countries.
“These numbers aren’t just about economics. They need to be placed in a human context too. Economic growth equals human and social development and security,” explains Swing. “In many parts of the world, migrants’ remittances have already done much to lift communities from extreme poverty, put food on the table, given families a home and children an education. All these things mean a better future for them and as a result, for the rest of the world too.”
Migration is here to stay and governments have to choose between adopting a “high road” or a “low road” scenario to manage migration.
The “low road scenario” is one of status quo based on stereotypes, fear, and short-term political expediency. It is characterized by restrictive migration policies and the paucity of dialogue on migration, at national, regional and international levels.
At the opposite end of the policy spectrum, a “high road” scenario would heighten recognition of migration as an integral part of the global economy and of migrants as vital constituents to any full recovery from the current economic crisis. It would implement policies that better meet increasing demands for labour migration, protect the rights of migrants, promote regular dialogue between countries of origin and destination and highlight the economic and social contribution of migrants both in home and host countries.
“The challenge is to find humane and equitable solutions that reconcile people’s desire to migrate with the national sovereignty of States on population movements. Cooperation is not only essential to ensure the rights of migrants are respected but also to migrants respecting the culture and laws of host countries,” Swing concludes.
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Intn’l Migrants Day: Acknowledge the Benefits of Migration and Share that Vision
IOM, December 18, International Migrants Day
(en français ici)
GENEVE, le 18 décembre 2010 – Il faut que les gouvernements prennent conscience des avantages de la migration et qu’ils défendent cette réalité auprès du grand public, déclare l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) à l’occasion de la Journée internationale des migrants.
Bien trop souvent, la contribution positive des migrants à la société est remise en cause par des mesures à courte vue prises par de nombreux gouvernements, qui présentent ce groupe de population comme un fardeau pour des économies convalescentes ou les systèmes de protection sociale.
Pourtant, les éléments attestant l’apport des migrants sont légion. Une étude publiée il y a quelques mois par l’University College de Londres fait apparaître que les nouveaux arrivants originaires d’Europe orientale payaient 37 % de plus d’impôts qu’ils ne recevaient de prestations et d’aides des services publics en 2008-2009. Un nombre bien plus important encore de migrants fournissaient des services publics essentiels en qualité de médecins, d’infirmiers ou d’agents d’entretien pour le Service national de santé. D’autres travaux de recherche ont récemment mis en lumière les incidences positives de l’esprit d’entreprise des communautés d’immigrants sur l’économie britannique.
Aux Etats-Unis, le Conseil des conseillers économiques du Président estime à 37 milliards de dollars les gains tirés de la participation des immigrés à l’économie américaine. Parmi les hommes et femmes d’affaires établis à leur compte aux Etats-Unis, plus d’une personne sur dix a le statut d’immigré.
« Malgré les données de fait, peu de questions suscitent toujours des réactions aussi vives que la migration. Dans les hémicycles parlementaires ou les rues des grandes villes, ou encore lors de discussions à table, des débats enflammés tournent autour de l’impact des migrants sur l’identité nationale, la sécurité, l’emploi, la santé et les systèmes de protection sociale – tout ce qui constitue la trame d’une société », déclare le Directeur général de l’OIM, William Lacy Swing. « Malheureusement, ces discussions reposent très souvent sur des émotions et des fictions, et sont sans rapport avec la réalité sociale et économique. Aujourd’hui comme demain, la migration sera déterminée par des facteurs économiques, sociaux et démographiques d’envergure mondiale qu’il n’est plus possible d’ignorer ».
Selon le dernier rapport de l’OIM Etat de la migration dans le monde, il pourrait y avoir 405 millions de migrants internationaux en 2050 si le nombre de migrants continue de croître au même rythme que ces vingt dernières années.
Cette forte hausse sera due, entre autres, à une diminution de la population dans tous les pays industrialisés, estimée à près de 25 % en 2050. Cette évolution augmentera considérablement la demande de travailleurs migrants, tandis que dans les pays en développement, la population active passera à 3,6 milliards de personnes en 2040, contre 2,4 milliards en 2005.
De nombreux pays auront besoin de travailleurs migrants à tous les niveaux de qualification pour répondre aux besoins de connaissances et d’innovation, et pourvoir des emplois que les nationaux ne peuvent ou ne veulent occuper, notamment dans le secteur des soins de santé et des soins à la personne (enfants et personnes âgées), dans les services publics et l’industrie des services, ainsi que dans l’agriculture et la construction.
Selon des estimations de la Banque mondiale, si les pays dont la population est décroissante autorisaient une augmentation de 3 % seulement de leur main-d’œuvre en admettant 14 millions de travailleurs migrants supplémentaires entre 2001 et 2025, le monde serait plus riche de 356 milliards de dollars par an – qui, en majorité, profiteraient aux pays en développement.
«Ce n’est pas seulement d’économie dont il est question ici. Ces chiffres doivent également être situés dans un contexte humain, car la croissance économique est synonyme de développement humain et social et de sécurité », explique William Lacy Swing. « Dans de nombreuses régions du monde, les fonds rapatriés par les migrants ont déjà largement contribué à arracher des communautés à la misère, à mettre du pain sur la table, à donner un toit à des familles et une éducation à des enfants. Tout cela est porteur d’un avenir meilleur pour eux et aussi, par ricochet, pour le reste du monde ».
La migration est un phénomène durable qui contraint les gouvernements à choisir, pour le gérer, entre un scénario d’«ouverture » et une politique de «repli».
La politique de « repli » consiste à maintenir un statu quo fondé sur les stéréotypes, la peur et l’opportunisme politique. Elle est caractérisée par des restrictions à l’immigration et par un dialogue indigent sur la migration à l’échelle nationale, régionale et internationale.
En revanche, un scénario d’ « ouverture » contribuerait à faire admettre que la migration fait partie intégrante de l’économie mondiale et que c’est grâce à l’apport des migrants que la crise économique actuelle pourra être pleinement surmontée. Il consisterait à mettre en œuvre des politiques mieux adaptées pour répondre à la demande croissante de migration de main-d’œuvre, protéger les droits des migrants, favoriser un dialogue régulier entre pays d’origine et de destination, et souligner la contribution économique et sociale des migrants dans les pays d’origine et d’accueil.
« La difficulté consiste à trouver des solutions humaines et équitables permettant de concilier le désir des gens de migrer avec la souveraineté nationale des Etats en matière de mouvements de populations. Il est indispensable de coopérer, non seulement pour garantir le respect des droits des migrants, mais aussi pour s’assurer que ceux-ci respectent la culture et les lois des pays d’accueil », conclut William Lacy Swing.
(en español aquí)
La OIM, al conmemorar el Día Internacional del Migrante, señala que hay que reconocer los beneficios que trae consigo la migración y dar a conocer esa visión
GINEBRA – 18 de diciembre de 2010 – La Organización Internacional para las Migraciones (OIM), al conmemorar el Día Internacional del Migrante, manifiesta que los gobiernos tienen que abrir los ojos para ver los beneficios que trae consigo la migración y dar a conocer esta visión a la opinión pública amplia.
Con frecuencia, se pone en tela de juicio las contribuciones positivas que hacen los migrantes a la sociedad al tiempo que muchos gobiernos adoptan actitudes poco visionarias de cara a los migrantes, tachándoles de carga para las economías convalecientes o acusándoles de socavar el estado de bienestar social.
Ello no obstante, abundan pruebas de las contribuciones que hacen los migrantes. Un estudio publicado durante este año por el University College London (UCL) demostró que, entre 2008 y 2009, los recién llegados de Europa Oriental pagaron un 37% más en impuestos que las prestaciones y servicios públicos de que se beneficiaron. También, fueron muchos los migrantes que ayudaron a prestar servicios públicos críticos en calidad de médicos, enfermeras o limpiadores en el Servicio Nacional de Salud. Otro reciente estudio puso de relieve las repercusiones empresariales positivas que tienen las comunidades de inmigrantes en la economía británica.
En los Estados Unidos, los americanos se benefician de alrededor de 37.000 millones de dólares EE.UU. resultantes de la participación de los inmigrantes en la economía estadounidense, según señala el Presidente del Consejo de Asesores Económicos. Uno de cada diez o más empresarios autoempleados en los Estados Unidos es un inmigrante.
En este contexto, el Director General de la OIM señala que: “A pesar de los hechos, pocas cuestiones propician una reacción tan notable como la migración. Desde las salas de los parlamentos, pasando por las calles de la ciudad hasta las deliberaciones en torno a una mesa a la hora de la comida, hay acalorados debates sobre las repercusiones que tienen los migrantes en la identidad, seguridad, empleo, salud y sistemas de bienestar social nacionales —todos estos componentes del tejido social.” Y añade: “Lamentablemente, muchas de estas conversaciones se basan en emociones y mitos y no en la realidad socioeconómica. Ahora y en el futuro, la migración dependerá de las tendencias económicas, sociales y demográficas mundiales que ya no pueden menospreciarse.”
De acuerdo con el reciente Informe sobre las Migraciones en el Mundo, si la migración sigue aumentando al ritmo que lo hiciera durante los últimos 20 años, los migrantes internacionales podrían ascender a 405 millones en 2050.
Una de las razones de este raudo aumento será la disminución de la población en los países del mundo industrializado, que registrará una baja de aproximadamente el 25% hasta 2050. Ello acrecentará considerablemente la demanda de trabajadores migrantes en una época en que la fuerza laboral de los países en desarrollo pasará de los 2.400 millones registrados en 2005 a los 3.600 millones previstos en 2040.
En muchos países, en los ámbitos del saber y la innovación así como de los empleos que los nacionales no puedan o no deseen llevar a cabo, se requerirá trabajadores migrantes de toda la gama de competencias. Ello comprende la atención de la salud, el cuidado de niños y ancianos, los servicios públicos, los servicios industriales así como los empleos en el sector agrícola y de construcción.
El Banco Mundial estima que si los países con poblaciones en declive permitieran que su fuerza laboral aumentase tan sólo en un 3% — al autorizar el ingreso de unos 14 millones de trabajadores migrantes adicionales entre 2001 y 2025 — el mundo registraría mejoras por 356.000 millones de dólares EE.UU. al año, que en su mayoría serían enviados a los países en desarrollo.
Habida cuenta de lo antedicho, el Sr. Swing explica: “Estas cifras no son simples datos económicos, también deben considerarse en el contexto humano. El crecimiento económico equivale al desarrollo humano y social y a la seguridad. En muchas partes del mundo las remesas de los migrantes ya han contribuido a sacar a comunidades de la extrema pobreza, a poner alimentos en la mesa, a conferir a las familias un hogar y a brindar a los niños una educación. Todas estas cosas significan un futuro mejor para ellos y, por consiguiente, para el resto del mundo.”
La migración es un hecho y lo seguirá siendo, por ello, los gobiernos tienen que escoger entre optar por una visión “vanguardista” o “retrógrada” para encauzar la migración.
El escenario de la visión “retrógrada” es el estatus quo basado en estereotipos, temores y políticas expeditas de corta vigencia. Además, se caracteriza por políticas migratorias restrictivas y un diálogo sobre la migración insuficiente, tanto a escala nacional, como a escala regional e internacional.
Al otro extremo del abanico político está la visión “vanguardista” que acrecentaría el reconocimiento de que la migración forma parte integrante de la economía mundial y de que los migrantes son constituyentes vitales para recuperase plenamente de la actual crisis económica. En este contexto, se implementarían políticas para satisfacer las crecientes demandas de mano de obra; proteger los derechos de los migrantes; promover el diálogo regular entre países de origen y de destino; y poner de relieve la contribución económica y social que hacen los migrantes tanto en los países de origen como de acogida.
Para concluir, el Sr. Swing declara: “El reto está en encontrar soluciones humanas y equitativas que reconcilien el deseo de los pueblos de emigrar con la soberanía nacional de los Estados en lo referente a los movimientos de población. La cooperación no sólo es fundamental para velar por que se respeten los derechos de los migrantes, sino también para que los migrantes respeten la cultura y las leyes de los países de acogida.”
Governments need to open their eyes to the benefits of migration and share that vision with the public at large, says the International Organization for Migration (IOM) as it marks International Migrants Day.
All too often now, the positive contributions migrants make to society are being called into question as many governments adopt short-sighted attitudes, presenting them as a burden to convalescing economies or a drain on the welfare state.
Yet, evidence of migrants’ contributions abound. A study published earlier this year by University College London showed that newcomers from Eastern Europe paid 37 per cent more in taxes than they received in benefits and from public services in 2008-09. Many more migrants helped to provide critical public services as doctors, nurses or cleaners in the National Health Service. Another recent piece of research highlighted the positive entrepreneurial impact immigrant communities have on the British economy.
In the United States, native-born Americans gain an estimated $ 37 billion a year from immigrants’ participation in the US economy, according to the President’s Council of Economic Advisers. More than one in 10 self-employed business people in the U.S is an immigrant.
“Despite the evidence, few issues still elicit stronger reaction than that of migration. From the floors of parliaments to city streets to discussions around dinner tables, there are heated debates about migrants’ impact on national identity, security, employment, health and social welfare systems – all those things that make up the fabric of a society,” says IOM Director General William Lacy Swing. “Unfortunately, many of these discussions are based on emotions and myths and not on social and economic reality. Migration now and in the future will be driven by global economic, social and demographic trends that can no longer be ignored.”
According to IOM’s recently launched World Migration Report, international migrants could number 405 million by 2050 if migration continues to grow at the same pace as during the last 20 years.
One of the reasons for this steep rise will be the population decline in the world’s industrialized countries, an expected drop of nearly 25 percent by 2050. This will significantly increase the demand for migrant workers at a time when the labour force in developing countries will increase from 2.4 billion in 2005 to 3.6 billion in 2040.
In many countries, migrant workers at all skills levels will be needed for knowledge and innovation as well as for jobs that nationals cannot or do not want to fill. These include health care, looking after children and the elderly, public services, the service industry as well as agriculture and construction.
The World Bank estimates that if countries with declining populations allowed their workforce to grow by only 3 percent by letting in an extra 14 million migrant workers between 2001-2025, the world would be $356 billion a year better off — with the majority of these funds flowing to developing countries.
“These numbers aren’t just about economics. They need to be placed in a human context too. Economic growth equals human and social development and security,” explains Swing. “In many parts of the world, migrants’ remittances have already done much to lift communities from extreme poverty, put food on the table, given families a home and children an education. All these things mean a better future for them and as a result, for the rest of the world too.”
Migration is here to stay and governments have to choose between adopting a “high road” or a “low road” scenario to manage migration.
The “low road scenario” is one of status quo based on stereotypes, fear, and short-term political expediency. It is characterized by restrictive migration policies and the paucity of dialogue on migration, at national, regional and international levels.
At the opposite end of the policy spectrum, a “high road” scenario would heighten recognition of migration as an integral part of the global economy and of migrants as vital constituents to any full recovery from the current economic crisis. It would implement policies that better meet increasing demands for labour migration, protect the rights of migrants, promote regular dialogue between countries of origin and destination and highlight the economic and social contribution of migrants both in home and host countries.
“The challenge is to find humane and equitable solutions that reconcile people’s desire to migrate with the national sovereignty of States on population movements. Cooperation is not only essential to ensure the rights of migrants are respected but also to migrants respecting the culture and laws of host countries,” Swing concludes.